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Salaire ou dividendes en SASU : comment arbitrer en 2026

En SASU, le président a le choix : se verser un salaire, distribuer des dividendes, ou combiner les deux. Ce choix n'est pas anodin — il détermine à la fois votre revenu net, votre protection sociale et votre imposition. En 2026, l'arbitrage reste l'une des décisions les plus rentables à préparer avec un expert-comptable.

Balance comparant le salaire et les dividendes du président d'une SASU
À retenir
Le salaire du président de SASU supporte des cotisations sociales élevées, mais ouvre des droits (retraite, prévoyance).
Les dividendes sont versés après impôt sur les sociétés (IS) et taxés à la « flat tax » de 30 %, sans cotisations sociales — mais sans protection sociale non plus.
La bonne réponse est presque toujours un mix, calibré selon votre besoin de revenu, votre couverture et votre tranche d'imposition.
Un simulateur donne un ordre de grandeur ; un expert-comptable sécurise l'arbitrage complet.

Le salaire : coûteux, mais protecteur

Le président de SASU est assimilé salarié. Sa rémunération supporte des cotisations sociales importantes — de l'ordre de 80 % du net versé — qui financent sa protection sociale : assurance maladie, retraite, prévoyance. Ces cotisations et le salaire sont déductibles du résultat de la société, ce qui réduit la base imposable à l'IS.

Autrement dit, le salaire coûte cher en charges, mais il « travaille » pour vous : il construit des droits et diminue l'impôt de la société.

Les dividendes : légers en charges, nus en protection

Les dividendes, eux, sont prélevés sur le bénéfice après IS. La société paie d'abord l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà), puis le président est taxé à la flat tax de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux) sur les dividendes perçus.

Avantage : aucune cotisation sociale, contrairement à un gérant majoritaire de SARL. Inconvénient : les dividendes n'ouvrent aucun droit à la retraite ou à la prévoyance. Se rémunérer uniquement en dividendes, c'est optimiser le net à court terme au prix de sa protection.

Pourquoi le bon arbitrage est presque toujours un mix

L'erreur classique consiste à raisonner « tout salaire » ou « tout dividendes ». En pratique, la combinaison la plus efficace dépend de plusieurs paramètres :

Votre besoin de revenu immédiat.
Votre couverture sociale souhaitée (un salaire minimal peut sécuriser des droits).
Votre tranche marginale d'imposition sur le revenu.
Le niveau de bénéfice de la société, qui détermine le taux d'IS applicable.

Deux présidents avec le même bénéfice peuvent avoir un optimum très différent selon leur situation personnelle.

En pratique

Estimez d'abord un ordre de grandeur avec le simulateur SASU rémunération ou dividendes.
Vérifiez l'impact sur votre protection sociale, pas seulement sur le net.
Faites valider l'arbitrage par un expert-comptable, qui intègre votre situation fiscale complète et l'évolution attendue de votre activité.
Réexaminez la répartition chaque année : elle dépend du bénéfice, qui varie.
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SASU : rémunération ou dividendes ?

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