Salaire ou dividendes en SASU : comment arbitrer en 2026
En SASU, le président a le choix : se verser un salaire, distribuer des dividendes, ou combiner les deux. Ce choix n'est pas anodin — il détermine à la fois votre revenu net, votre protection sociale et votre imposition. En 2026, l'arbitrage reste l'une des décisions les plus rentables à préparer avec un expert-comptable.
Le salaire : coûteux, mais protecteur
Le président de SASU est assimilé salarié. Sa rémunération supporte des cotisations sociales importantes — de l'ordre de 80 % du net versé — qui financent sa protection sociale : assurance maladie, retraite, prévoyance. Ces cotisations et le salaire sont déductibles du résultat de la société, ce qui réduit la base imposable à l'IS.
Autrement dit, le salaire coûte cher en charges, mais il « travaille » pour vous : il construit des droits et diminue l'impôt de la société.
Les dividendes : légers en charges, nus en protection
Les dividendes, eux, sont prélevés sur le bénéfice après IS. La société paie d'abord l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà), puis le président est taxé à la flat tax de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux) sur les dividendes perçus.
Avantage : aucune cotisation sociale, contrairement à un gérant majoritaire de SARL. Inconvénient : les dividendes n'ouvrent aucun droit à la retraite ou à la prévoyance. Se rémunérer uniquement en dividendes, c'est optimiser le net à court terme au prix de sa protection.
Pourquoi le bon arbitrage est presque toujours un mix
L'erreur classique consiste à raisonner « tout salaire » ou « tout dividendes ». En pratique, la combinaison la plus efficace dépend de plusieurs paramètres :
Deux présidents avec le même bénéfice peuvent avoir un optimum très différent selon leur situation personnelle.
En pratique
SASU : rémunération ou dividendes ?
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